Le magazine, c'est comme le gloss
Par Melo · 27 octobre 2026
Voilà la première impression que tu auras de moi… Oui, je mets mon rouge à lèvres en me regardant dans l'écran de mon téléphone.
Pas devant un miroir, pas sous une lumière parfaite, pas avec un pinceau à 40 €. Avec la caméra frontale, entre deux trucs à faire, et un bout de cheveux dans la bouche.
Bref : en Messy girl. Comme en 2005.
Parce qu’avouons-le : on n’a jamais été des clean girls. On était les filles au khôl noir étalé sous les yeux, au gloss qui collait aux mèches dès qu’il y avait un peu de vent, aux barrettes papillon posées un peu au hasard. Côté coiffure, je t’épargne le sujet (de rien)… On se maquillait dans le bus, dans le reflet d’une vitrine, ou devant la voiture d’un inconnu. Et c’est OK !
Le gloss est revenu. Et les magazines ?
Le magazine des années 2000, c’est un peu comme le gloss finalement. Jamais très loin de nous, et indispensable à nos yeux. On le glissait dans le sac de cours, on faisait le test au crayon à papier (pour pouvoir gommer et tricher), on lisait le courrier des lectrices en se disant « mais c’est moi, ça ».
Le gloss, lui, est revenu à la mode, en version plus moderne, plus brillant et nettement moins collant. Alors je me suis dit : pourquoi pas les magazines ?
Un peu de spontanéité, beaucoup de vrai
Et s’il était temps de reconnecter avec la spontanéité de l’époque ? Les moments fun sans écran. Les après-midis lents sans notifications. Les fous rires qui n’avaient pas besoin d’être filmés pour exister.
Ce numéro zéro rend hommage à ces moments-là, ceux qu’on prenait juste pour nous. Avec un test à symboles, un courrier du cœur et un horoscope, comme avant. Et de temps en temps, un petit regard de 2026, parce qu’on a quand même grandi.
À la fille qu’on était
Au fond, ce numéro, c’est un petit mot plié en quatre pour notre enfant intérieure. Pour lui dire qu’on a réussi le plus important : être nous-mêmes. Sans jamais se déconnecter de la vraie vie.
Parce que oui, on est des nanas qui déchirent. On sait vivre avec notre temps, on a nos vies, nos combats, nos to-do lists interminables. Mais on n’a pas oublié comment s’amuser.
Et si on remettait le messy girl à la mode ?
Je te rassure, pas la peine de ressortir un khôl noir qui bave. La Messy girl, c’est celle qui survit dans un monde qui change trop vite.
- Celle qui allait en soirée avec des ballerines dans le sac.
- Celle qui restait dehors jusqu’au premier bus (la vie avant les Uber).
- Celle qui a cramé ses cheveux à cause des lisseurs.
- Celle qui n’avait pas peur d’être ridicule.
- Celle qui a déjà coupé une frange trop courte (et qui veut une frange chaque hiver).
- Celle qui a inventé le mot « attachiante ».
Le test t’attend juste à côté. Pas besoin de crayon à papier cette fois.
Bisous paillettes,
Melo ♥